En résumé
Norm Konyu plonge dans un entre-deux onirique. Dans un style géométrique et narration alternée mettant en scène des personnages troubles, il nous livre une enquête fantastique sur la perte et la mémoire. Maîtrisé, captivant
Après un excellent Downland, Norm Konyu nous plonge encore une fois dans un univers à la limite du rêve, dans cette zone floue qui délimite le monde des vivants... et quoi qu'il y ait d'autre. Créant un entre-deux nourri par les souvenirs, Norm nous plonge dans une enquête aux frontières du réel avec la maestria d'un Stephen King ou d'un China Melville pour bâtir une ville singulière. Pas de meurtre à résoudre, de disparition, mais plutôt une réapparition. Pas de preuve d'un crime, mais celles de souvenirs éthérés.
Dans un style graphique particulier qui fait la part belle aux formes géométriques, on fait la connaissance d'une galerie de personnages dont la simplicité fait la richesse du récit. Autour de ces personnages, d'autres sont plus complexes, plus nuancés : Lucas, les policier, la psy. Et les villes. Celle de Junction City, celle de Medford. Deux personnages centraux de cette histoire. Deux villes qui se répondent comme en écho.
Le séquençage, le découpage sont d'une maîtrise totale, et si la conclusion du récit est assez prévisible, la plongée dans l'histoire est remarquable. Les indices disséminés au fil des pages fonctionnent à merveille avec cette narration alternée entre enquête, souvenirs et récit. Norm Konyu s'impose encore une fois avec une maîtrise parfaite des codes du récit fantastique, nous interroge sur notre relation à la perte, aux souvenirs. On en redemande !
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