Couverture — Knight club

Knight club

Par Arthur de Pins

Éditions Dupuis

Pages
192
Parution
02/12/2025

C'est comme si Tarantino avait réalisé un film de croisade.

En résumé

Les Sept Samouraïs revisités par Tarantino au temps des croisades pour une BD ultra-dynamique. Scénario classique mais personnages savoureux et style explosif. Un plaisir coupable assumé, cinématographique et addictif !

Assurément voilà une série qui vous fera passer un bon moment à la croisée des genres, ceux du 7e et du 9e art. Avec ses références flagrantes aux Sept Samouraïs et ses scènes de combat tarantinesques, Knight Club se présente comme un objet graphique de plaisir coupable. On le lit comme on dégusterait une troisième part de galette ; on ne devrait pas, mais on y prend beaucoup de plaisir. Et d'ailleurs pourquoi on devrait pas ? Il n'y a pas de mal à se faire plaisir ! Et là, pas de doute, j'ai kiffé (OK boomer).

OK, le scénario, on le connaît, mais tant mieux, pas besoin de trop se creuser la cervelle pour comprendre l'histoire : une villageoise embauche sept combattants pour défendre le village. Après, si Kurosawa avait placé ce village dans un Japon médiéval et John Sturges dans un pueblo mexicain, ça ne change pas grand-chose à la dynamique du récit. Ici, ce sera un village proche de Jérusalem au temps des croisades. Les pilleurs : les bandes de croisés de tous bords qui campent dans les environs. Du classique ! Mais la force du récit d'Arthur de Pins réside dans la qualité des personnages. Toute une galerie d'affreux, de villageois et de mercenaires avec chacun sa part d'ombre et de lumière. C'est qu'on en croise du monde dans ce coin de désert au temps des croisades !

Et puis, il y a le style Arthur de Pins. Celui qui depuis les Péchés Mignons nous régale, confirmé par le succès de Zombillénium. C'est rond, en aplats de couleurs, ça fourmille de détails, c'est super dynamique. Les combats sont pleins de jets d'hémoglobine, de mouvements. Le découpage très cinématographique fonctionne à 100% pour notre plus grand plaisir.

À la fois héritage de Tarantino et de Kurosawa avec un côté toonesque, mais pleinement Arthur de Pins, ce premier tome d'un diptyque assure le spectacle et c'est une réussite.

Note Katulu

5/5

Critique publiée le

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