En résumé
Adaptation envoûtante du conte de Miyazawa, où un train céleste traverse tragédies et constellations. Adrien Demont sublime le récit par des craies vives (noir, bleu, or), invitant à la contemplation onirique. Une ode graphique et philosophique, à savourer sans hâte.
J'ai eu le plaisir cette semaine, de découvrir l'adaptation en BD par Adrien Demont, de Train de nuit dans la voie lactée, un conte japonais, une nouvelle publiée en 1934 et déjà reprise sous forme de manga ou d'animé.
Entre onirisme et réflexion philosophique, l'histoire nous entraîne comme son titre l'indique, à bord d'un train qui parcourt la voie lactée. À travers les différentes rencontres, au fil des gares et des constellations, ce trajet nous confrontera aux tragédies d'un pays endeuillé par un tsunami, la guerre, une bombe atomique.
Si l'histoire originale de Kenji Miyazawa prend une dimension supérieure dans cet album, c'est grâce au graphisme d'Adrien Demont qui nous emmène dans un univers de noir, de bleus, de dorés à coups de craies vifs. Ces constellations qui s'offrent à notre regard semblent surgir de la page pour mieux nous embarquer dans ce train de nuit.
Ce que j'ai aimé : Dans un style emporté par des coups de craies d'une extrême élégance, on est à bord du train, au milieu de couleurs qui nous plongent au cœur des étoiles pour mieux nous aider à rêver, à prendre le temps de la contemplation. C'est une BD qui mérite qu'on s'attarde et se perde dans ces illustrations.
Holly roller | Train de nuit pour la voie lactée